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du 11 juin 2010 au 19 septembre 2010 |
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- Valence - Centre du Patrimoine Arménien - Exposition Afrique du Sud - Après l'apartheid - Photographies Anne Rearick, Guy Tillim - Agence VU - Tandis que la planète entière a les yeux tournés sur ce premier état africain à accueillir la Coupe du monde de football, l’exposition Afrique du Sud. Après l’apartheid propose un état des lieux décalé du pays de Nelson Mandela. Réinventer la société sud-africaine à partir d’une société multiraciale modelée par près de trois cent ans de ségrégation raciale, sociale, économique telle était l’ambition des premiers dirigeants de l’Afrique du Sud démocratique. Mais vingt ans après l’abolition de l’apartheid, la « nation arc-en-ciel » est plus que jamais le territoire de tous les paradoxes et peine à dépasser la question raciale. Jamais les inégalités n’ont été aussi grandes à l’intérieur du pays. Et les difficultés se donnent à lire dans le nouvel espace urbain qui se dessine. L’exposition rappelle l’implacable régime de l’apartheid à travers quelques images d’archives. Les photographies de Guy Tillim montrent la transformation urbaine radicale et très controversée qu’a connu Johannesburg depuis 1991 ; celles d’Anne Rearick, les bidonvilles de la banlieue sud du Cap, dont la constitution est marquée par la politique d’apartheid. Enfin, de courts reportages donnent à voir l’émergence de nouveaux espaces résidentiels. Afrique du Sud. Après l’apartheid veut comprendre comme la société sud-africaine évolue et se complexifie, et montrer la réalité d’un pays qui n’en finit pas de se construire. Exposition présentée au Centre du Patrimoine Arménien du 11 juin au 19 septembre 2010
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Vue sur le quartier d’Hillbrow en direction du nord depuis le toit de l’hôtel Mariston - © Guy Tillim / Agence VU / Michael Stevenson Gallery
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ANNE REARICK |
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Détail - Mncedisi en train de prêcher, Eglise Baptiste, Afrique du Sud, Township de Langa, 2006 - © Anne Rearick Agence VU
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Photographe américaine née en 1960, Anne Rearick vit à Gloucester aux États-Unis où elle enseigne la photographie. Anne Rearick s’inscrit dans une tradition de la photographie documentaire qui lui permet d’approcher, avec une grande liberté, une évidente sympathie ou une simple envie de garder trace des moments qu’elle vit, par choix. En France, aux États-Unis ou en Afrique du Sud, elle porte le même regard généreux sur les êtres pour donner des images qui veulent, avant tout, nous dire le plaisir de l’instant et la qualité de la rencontre… Ses projets récents, portent sur la culture de la boxe amateur et sur la vie dans l’Afrique du Sud post-apartheid.
Anne Rearick est une photographe de l’Agence VU.
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GUY TILLIM |
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Détail - Tshililo (à droite) et ses amis dans le studio qu’elles se partagent au Cape Agulhas, Esselen Street, Hillbrow - © Guy Tillim Agence VU Michael Stevenson Gallery
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Photographe sud-africain né en 1962, Guy Tillim vit au Cap. Photojournaliste revendiquant fortement ce statut comme un engagement, ce Sud-Africain qui structure très fortement ses photographies dans un cadre ample, à l’espace très personnel, a aussi bien couvert l’actualité que développé des projets documentaires au long cours. Au début des années 1990, il couvre la guerre en Angola, puis part pour l’Afghanistan, avant de s’investir au Rwanda. Guy Tillim publie régulièrement dans la presse sud-africaine et internationale. Il a aussi réuni, sous forme de livres et d’expositions, ses deux travaux majeurs : un ample portrait complexe de la République démocratique du Congo et un travail sur Johannesburg, sa ville natale, présenté au CPA. Depuis 2007, Guy Tillim parcourt la République démocratique du Congo, le Mozambique, Madagascar, le Bénin, le Ghana, l'Angola. Dans chacun de ces pays, il saisi le vide visuel laissé par des années de vacuum politique. Ses images montrent les restes de la grande époque, le non-sens criant de certaines activités et des structures qui lui ont survécu. Il choisit de continuer son errance photographique et capture l'absurdité d'un « après » en mal d'identité.
Guy Tillim est un photographe de l’Agence VU. |
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L'apartheid |
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Entre 1948 et 1990, l’État sud-africain met en place un régime fondé sur la ségrégation raciale, le régime d’apartheid (littéralement, apartheid signifie séparation). Une classification de la population en groupes raciaux existait depuis les premiers temps de la colonisation : elle est officiellement établie en 1950, suite à l’arrivée au pouvoir du Parti national unifié, un parti blanc d’inspiration raciste portant un discours s’inspirant du nazisme. En refusant de donner aux noirs (67 % de la population du pays en 1950) les mêmes droits qu’aux blancs (21 %), l’apartheid transforme des différences en discriminations. Les lois en vigueur en Afrique du Sud conditionnent lourdement la vie quotidienne des noirs qui, considérés comme inférieurs, n’ont pas les mêmes droits que les blancs. La création de territoires réservés aux noirs, les homelands ou bantoustans, avait pour objectif une ségrégation territoriale totale et définitive. C’est cette logique qui est la cause du découpage territorial actuel de l’Afrique du Sud, où, après l’apartheid, subsistent les townships, immenses quartiers délabrés (le plus célèbre, Soweto, compte au moins deux millions d’habitants) qui abritent une population noire et pauvre.
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Oiseaux, Philippi Afrique du Sud 2004 © Anne Rearick Agence VU
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Après l'apartheid |
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Á la fin de l’apartheid en 1991, 87 % des terres sont la propriété de personnes blanches. La redistribution agraire est l’un des grands enjeux des gouvernements post-apartheid. La lenteur de cette redistribution et celle de la réhabilitation des townships expliquent l’échec de la période qui a suivi la fin de l’apartheid. La fin du régime est en effet avant tout un temps d’enthousiasme, et de libéralisation du régime politique. On évoque alors la nation « arc-en-ciel », une nation où tous vivraient en harmonie, et de 1996 à 1998, une série de mesures oeuvrant à la réunification du pays. En décembre 1996, une nouvelle Constitution est promulguée, instaurant une démocratie libérale, très progressiste, interdisant toute discrimination, protégeant la liberté d’expression et abolissant la peine de mort. Pour autant, l’abolition du régime ségrégationniste et l’instauration du suffrage universel n’ont pas fait disparaître la méfiance et les préjugés. Noirs et blancs se mélangent peu. La nouvelle politique de discrimination positive (Affirmative Action) ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté blanche, qui s ’estime lésée, et elle nourrit le ressentiment. Quant aux noirs, ils restent particulièrement touchés par les inégalités sociales en Afrique du Sud où 48 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et où la répartition des revenus reste l'une des plus injustes au monde. |
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Johannesburg par Guy Tillim |
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Ville natale de Guy Tillim, a connu, avec la fin de l'apartheid en 1991, une transformation urbaine radicale et très controversée, 99 % de la population présente aujourd’hui dans le centre ville n’y était pas il y a 20 ans : les noirs sont massivement arrivés dans les villes et les blancs ont fui le centre pour s’installer dans la périphérie. Ces nouveaux habitants vivent dans les tours désertées par les blancs et dont les pouvoirs publics se sont totalement désintéressés. Le photographe s'est attaché à montrer les oubliés de la métamorphose de l’Afrique du Sud : il a passé cinq mois dans ces tours où vécu sa grand-mère, pour mieux en comprendre les habitants, des prisonniers de tours insalubres en attente de reconstruction, dont il a observé le quotidien. Il a photographié des familles, enfants, adolescents, exclus esseulés qui peuplaient ces appartements en décomposition, squattés ou dévastés par la violence encore palpable d'une expulsion – et la ville, fantomatique, du haut de ces tours. Ainsi, il dénonce la démission des pouvoirs publics qui ont renoncé à gérer cette situation si ce n'est par l'expulsion des occupants ; il montre également la dignité de ceux qui habitent là et qui ont décidé de ne pas abandonner la partie. |
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Ntokozo (à droite) et son frère Vusi Tshabalala dans la chambre de Ntokozo. Milton Court. Pritchard Street. © Guy Tillim Agence Vu Michael Stevenson Gallery
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Ntokozo (à droite) et son frère Vusi Tshabalala dans la chambre de Ntokozo. Milton Court. Pritchard Street. © Guy Tillim Agence Vu Michael Stevenson Gallery
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Les Townships du Cap par Anne Rearick |
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Anne Rearick a commencé à photographier les townships de la périphérie du Cap en 2004, ceux de Langa et Khayelitsha : le plus ancien et le plus récent, des quartiers, dont la constitution est marquée par la politique d’apartheid et qui sont principalement habités par les Xhosas, population noire de la côte Est du pays. Depuis la fin officielle de l’apartheid en 1991, les Sud-Africains qu’elle a rencontré continuent d’espérer que leur vie s’améliorera, qu’un jour ils auront accès à de meilleurs logements et emplois ainsi qu’à une éducation de qualité pour leurs enfants. Son travail l’a menée dans des écoles, des hôpitaux, des églises et les foyers des communes de Langa et Khayelitsha. Elle saisit les occupations qui sous-tendent la vie quotidienne dans ces bidonvilles. Au-delà de la misère, de l’effort de survie, elle cherche à montrer la beauté des relations humaines. Sans tomber dans la démonstration de la pauvreté et de la souffrance de cette population, elle témoigne par ses photographies dignes et graves d’une situation tendue et difficile. Les images d’Anne Rearick saisissent un peu du combat mené quotidiennement par ces gens et les difficultés à maintenir dignité, espoir et courage, dans un endroit d'une violence, d’un racisme et d'une pauvreté inouïs. Elles saisissent aussi des moments de grâce et racontent l'ouverture d'esprit et la gentillesse des personnes qu’elle a rencontré, qui l’ont accueillie dans leurs foyers et lui ont permis de participer à leur vie quotidienne |
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Infos pratiques |
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Centre du Patrimoine Arménien 14 rue Louis Gallet 26000 Valence téléphone 04 75 80 13 00 télécopie 04 75 80 13 01 courriel info@patrimoinearmenien.org site www.patrimoinearmenien.org HORAIRES D’OUVERTURE AU PUBLIC Ouvert du mardi au dimanche de 14 h 30 à 18 h 30 Fermé les jours fériés
ACCÈS Train : Valence ville et Valence TGV Sud Rhône-Alpes : 2h12 de Paris, 35 mn de Lyon et 1h de Marseille Liaisons autoroutières directes avec Lyon, Grenoble et Marseille Aéroport de Lyon Saint-Exupéry à 1h par autoroute |
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Autour de l'exposition |
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Nothing but the truth, film de John Kani (Afrique du Sud/France, 2010, 1h17) Un film 100 % sud-africain pour mettre en lumière ceux qui luttèrent de l’intérieur contre l’apartheid
Du 9 au 23 juin 2010 au Cinéma Le Navire, 9 bd d’Alsace à Valence
L’exposition Afrique du Sud. Après l’apartheid participe aux Rencontres de la photo de Chabeuil du 11 au 19 septembre 2010. |
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Grande soirée de l'AS Homenetmen 60ème Anniversaire de l’UCFAF
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