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Hai Arinouch France-Arménie

Qui sommes nous ?

- L’Association des Guides Hai Arinouch France-Arménie a été créée en 1930 par Madame Manouche Chamirian.
Fondée sur les bases du scoutisme qui est un vaste élan de fraternité et de solidarité qui supprime les frontières ; c’est une école de civisme et un auxiliaire efficace de l’éducation.

Elle prodigue à ses membres ses vertus morales qui accroissent les valeurs de l’individu : forger le caractère, développer l’initiative, faire mettre les capacités individuelles au service d’autrui, préparer le citoyen de demain à faire aimer sa patrie d’origine, apprendre la langue et l’histoire de ses ancêtres, connaitre les valeurs de la culture, assurer la pérennité de la civilisation arménienne.





Depuis 80 ans, toutes les générations se confondant, les « HAI ARINOUCH » et sa fondatrice ont assuré sans interruption la vie et les activités dans la communauté Arménienne.

1982 fut l’accomplissement d’une oeuvre remarquable : la réalisation de 40 costumes des différentes régions d’Arménie à travers 3000 ans d’histoire.
Cette création a demandé un long travail de recherche à partir de pièces de monnaies anciennes, tampons de cachets, bibles manuscrites...



Ces costumes sont sinon authentiques, du moins réalisés dans la plus pure tradition arménienne {brodés à la main}, avec ce que celà comporte de couleurs et de grâce.
L’effort a même été porté sur la reconstitution de la matière des tissus {tulles, soies, velours} brodés et décrivant les différentes classes sociales de l’histoire.

Madame Chamirian a eu l’idée interessante de raconter de façon très divertissante 3000 ans de l’histoire arménienne intitulé « Un regard sur trois millénaires ».


Manouche CHAMIRIAN : « Une vie consacrée à la transmission »
La Grande Dame s’en est allée au creux de l’été, le 26 août 2009, presque aussi discrètement qu’à son habitude.
Et pourtant, celle à qui on veut aujourd’hui rendre hommage était un monument. De ceux qui ne le montrent pas, qui ne se vantent pas, ne pavanent pas, mais qui marquent indélébilement les vies de ceux qui les côtoient.
De sa voix flûtée, de son ton doux, de son regard souriant et espiègle, elle transmettait. Sans désemparer, malgré les difficultés et les années, celle qui était affectueusement surnommée Kouirig (petite soeur), instruisait, organisait, mettait en branle, montrait l’exemple.
Sa vie entière, Manouche CHAMIRIAN l’a certes consacrée à sa famille, à son mari qu’on appelait « Commandant », à ses cinq enfants, ses petits enfants et arrières petits enfants, mais surtout à tous ses autres enfants, ceux à qui elle a voué son idéal de jeune Arménienne.
A quinze ans à peine, prenant conscience du manque de structures visant les jeunes filles, Kouirig organise le premier mouvement scout féminin et arménien à Marseille, qu’elle appellera Hai Arinouch (en référence aux Hai Ari), pour des générations d’adolescents et à qui elle va tenter toute sa vie durant, d’inculquer avec rigueur et affection, les principes inspirés de Baden Powell, accommodées à la sauce arménienne.
Cette arménité qui lui a été transmise dès sa naissance le 15 août 1915, dans une funeste période, par son père, professeur dans un orphelinat en Arménie jusqu'à l'arrivée des Russes. Ce père socialiste a donc été obligé de partir en Roumanie puis en France pour que Manouche puisse faire des études. Mais une fois à Marseille, elle doit travailler par nécessité dans une biscuiterie alors qu'elle n'a que 12 ans. Plus tard, elle a pu enseigner dans les écoles arméniennes de Marseille comme son père, notamment les danses folkloriques arméniennes qu'elle avait appris dans les orphelinats.
Sa connaissance de la culture arménienne était impressionnante, et son talent certain. Pendant les veillées, lors des camps, qui ne se souvient de Kouirig s’accompagnant à la mandoline, autour d’un feu de camp ?
Elle a aussi écrit plus de 200 poésies sur l'Arménie et a fabriqué inlassablement des costumes de poupées représentants chaque région de l'Arménie.
Mais sa troupe de scouts représentait une grande famille où les ainés envoyaient à leur tour leurs enfants sous la coupe tendre de Kouirig, qui leur enseignait bien sûr l’Arménien et l’histoire, les chants, les danses, la cuisine (c’est auprès d’elle que j’ai appris les secrets de confection du café arménien), la couture, mais aussi les valeurs fondamentales de fraternité, d’engagement, de fidélité, de droiture…
Pendant les années d’après-guerre et jusque vers les années 1990, les jeunes Hai Arinouch constituent une troupe de danse impressionnante, avec de magnifiques costumes tous cousus main. Dans la frénésie qui précédait les spectacles, les réunions et répétitions avaient souvent lieu chez Kouirig, et toute la famille participait...
Christine, l’une de ses filles qui excellait en danse, assurait la responsabilité de la troupe et des spectacles ; Suzanne à l’esprit pratique, était la responsable logistique, et les garçons Massis et Ichran représentaient la gente masculine dans cet univers féminin.
Sa fille ainée Alice, cantatrice mezzo-soprano, qui s’est illustrée notamment dans le rôle d’Anouch dans les années 70, avec le corps de ballet et les choeurs des Hai Arinouch, est mariée au chef d’orchestre Ohan DOURIAN, et vit en Arménie depuis l’indépendance.
C’est chez elle, à Erevan, que sa mère, cette dame au grand coeur, s’en est allée, accomplissant ainsi son destin.
Mais c’est auprès de son époux dans le petit village de la Bastide des Jourdans (84) qu’elle repose désormais, après une cérémonie à l’église du Prado à Marseille où des personnalités l’ayant appréciée, comme Garo Hovsépian ou Garbis Artin lui ont rendu un très bel hommage.

Rose-Marie FRANGULIAN LE PRIOL

- L'association des Guides HAI ARINOUCH vous informe que les inscriptions 2010/2011 peuvent se faire auprès de Madame Christine Chamirian au 06 24 95 61 55 - N'hésitez pas à vous renseigner à ce même numéro !