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L’HISTOIRE DU FILS DU MARCHAND D’OLIVES |
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- Mathieu Zeitindjioglou vous présente "L'histoire du fils du marchand d'olives". Réalisateur, monteur, directeur artistique et peintre, il est né en 1972 en banlieue parisienne et a fait ses études d’art appliquées et de cinéma à Londres et à Paris. Il travaille depuis plus de dix ans l’image sous toutes ses formes et genres possibles. Fictions, documentaires, animations, publicités, vidéo art et films expérimentaux… Plusieurs de ses courts-métrages ont été primés.
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L’HISTOIRE DU FILS DU MARCHAND D’OLIVES |
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Un film de Mathieu Zeitindjioglou
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Résumé |
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En se mariant avec Mathieu, Anna (polonaise d’origine) a hérité d’un nom à l’histoire chargée de sens. Un nom arménien turquifié grâce auquel Garabed le grand-père de Mathieu a pu échapper au génocide de 1915. Pour leur voyage de noce en 2008, ils sont partis en Turquie. Caméra au poing, sur les traces de Garabed, ils sont déterminés à en savoir plus sur les origines arméniennes de Mathieu. Et, dans ce pays où parler de génocide arménien peut s’avérer dangereux, ce nom à consonance turque sert pour une fois à quelque chose, aidant notre couple intrépide à délier les langues sur la vision que se font les Turcs sur la tragédie de 1915.
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Le fils du marchand d'olives |
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Le fils du marchand d'olives. Bande-annonce from Mathieu Z on Vimeo. |
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Rendez-vous sur le site du Fils du marchand d'olives
Un aperçu de son travail est visible sur cet autre site : www.mathieuz.com
Toutes les infos-contact sont également sur : www.mathieuz.com
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Un road trip à travers le pays, marqués par des rencontres, mêlant animation, film d’investigation et documentaire historique pour rapporter un constat amer : Guides touristiques, directeurs de musées archéologiques, historiens, économistes et hôtes d’un jour sont les véhicules d’une machination hallucinante et qui dure depuis plus de 70 ans. Un négationnisme d’état, devenu une véritable institution, qui a réécrit les livres d’histoire, en prétendant qu’il y a bien eu un génocide, mais un génocide perpétré par les Arméniens sur les Turcs…
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Présentation du film |
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Chaque semaine presque, le cinéma complète pièce après pièce le puzzle de la planète et de ses dysfonctionnements. La palette est large, depuis les pamphlets de Michael Moore (The big one, 1999 ; Bowling for Columbine, en 2002 ; Fahrenheit 9/11, Palme d’or à Cannes, en 2004), en passant par la fresque enneigée de Wang Bing (A l’Ouest des rail, 2004), et l’apocalyptique « Cauchemar de Darwin » (2006) d’Hubert Sauper ou encore la démonstration économique de Jonathan Nossiter (« Mondovino », 2004)… Le documentaire d’antan perd son côté pédago et sans rien lâcher de sa vocation d’informer, cherche à secouer le spectateur, utilisant les recettes du cinéma de fiction, voire de divertissement. Un genre dit de « documentaire engagé » qui participe d’une éducation citoyenne, dans le but de transformer les salles de cinéma en lieux d’échanges et de débat. Ménageant un triple enjeu, esthétique, commercial et citoyen, ces films-là peuvent-ils encore être baptisés «documentaires» ?
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En mettant en scène mon propre couple, en utilisant une méthode d’investigation et de montage a la confluence du journalisme audiovisuel à l’anglo-saxonne et du pur cinéma, j’ai voulu remettre la question du génocide arménien dans l’actualité. En partant d’une histoire simple : un fils d’immigré arménien de la troisième génération, encouragé par sa femme retourne en Turquie. Un voyage qui les entraînera tous les deux au coeur de l’Anatolie orientale, berceau d’une civilisation arménienne qui vécut sur ces terres pendant plus de 3000 ans, et dont toutes traces semblent avoir disparues…
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Revenir aux sources de mon identité, c’est donc revenir sur une scène de crime dont les indices ont été effacés par l’assassin, et dont les témoignages furent déformés par le roman familial autant que par mes interrogations actuelles. Pour faire de cette indétermination une force, j’ai choisi de plonger dans mon histoire à travers le conte – un conte raconté en animation qui doit autant à la tradition arménienne qu’à la naïveté philosophe d’un « petit prince » : dans un monde à la Maus1, où chaque peuple est représenté par un animal, un agneau se voit offrir des oreilles de loup pour échapper au massacre des siens. Coupable d’avoir survécu, il transmet malgré lui ce masque à sa descendance qui ne sait plus bien elle-même à quelle entité elle appartient… Plus tard, l’arrière petit-fils du marchand d’olives, à la recherche du bonheur, épouse une femme : ils décident de remonter à l’origine du maléfice, mais ils ne trouvent que dénégations sur leur chemin…
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Cette quête à la métaphore simple se double d’une réalité documentaire. Ce masque – le suffixe turc « -glu » qui turquifie mon nom - devient alors notre couverture : je suis un jeune Français d’origine turque qui fait découvrir son pays à sa compagne polonaise. Un masque qui nous permet de voir le vrai visage de la Turquie d’aujourd’hui, plongée dans le déni d’un crime qui lui profite encore. Qui pourrait soupçonner ce petit couple en voyage de noces dont le mari filme amoureusement sa femme de vouloir braver les tabous de la société turque? C’est pourtant ce que fait sans arrêt Anna, ma compagne, jouant la naïve innocente pour poser les questions qui fâchent. Nous nous heurtons alors rapidement au mur du négationnisme d’état turc. Un voyage de noces anodin dans des sites archéologiques, des musées, révèle une appropriation massive de l’Histoire lorsque revient sans cesse la même question :, mais où sont donc les Arméniens ? Jusqu’au musée d’Erzurum où le négationnisme atteint son comble en racontant un génocide arménien perpétré par les Arméniens contre les Turcs. Une épreuve douloureuse mais nécessaire pour éprouver ce qu’est exactement le négationnisme : une rhétorique de l’assassin pour se disculper.
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Le montage confronte la beauté plastique du conte - racontant une histoire très simple dans une animation très riche - à la réalité brute du faux voyage de noces filmé sur le vif. La confrontation de ces deux univers plonge le spectateur dans deux mémoires où le génocide arménien se débat pour trouver sa place ; la première parce que mon identité est trop éclatée, morcelée pour se résumer à la question arménienne, la seconde parce que l’état turc a parfaitement réussi à effacer toutes les traces de ce crime. Au final, le film porte un sujet bien plus universel que le seul génocide arménien : savoir trouver sa place dans un monde contemporain grâce ou en dépit de ses origines.
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Filmographie de Mathieu Zeitindjioglou Un aperçu de son travail est visible sur le site : www.mathieuz.com Réalisation principales : 1998 : « Ullaanbaatar, tombeau des steppes » (documentaire 52 min) Coréalisé avec Marie-Pierre Jaury. Mention spéciale au festival de Lussas (1999). 1999 : « L’homme sans faim » (Court-métrage, 7 min, 35 mm) - Prix du public (Festival de Brest 2000) 2001 : « Parlez- nous de l’Amour » (Court-métrage, 5 min, 35 mm) - Prix du public (Festival de Cabourg 2001 / Festival de Contis 2001) - Sélectionné aux « Lutins du court-métrage » 2001 : « Le Philanthrope » ( Court-métrage, 17 min, 35 mm) - Grand prix du Festival de Bucarest (2002) - Prix du meilleur scénario (Festival ciné région, 2002) - Prix du public (Festival de l’Encre à l’écran, 2002) 2002 : « La Ferme » (Court-métrage, 20 min, 16 mm) 2003 : « Les flicosophes » (3 épisodes de la série) 2003-2010 : « Plusieurs publicités diffusées sur les chaînes hertziennes » 2005-2006 : « Boucles » (20 films expérimentaux pour leTate modern museum de Londres) 2006 : « 10 ans de mezzo » (32 films de 2 min pour les dix ans de la chaîne Mezzo). 2007 : « Histoire du Rock&Roll » (5 films sur l’histoire du Rock& Roll pour l’exposition éponyme de la Fondation Cartier du 22 juin au 28 octobre 2007). 2008 : « Magma » (film expérimental de 20 min commandé par Philippe Starck). 2009-2010 : « L’histoire du fils du marchand d’olives » (long-métrage, 1h40, en cours de finalisation) Participation à d’autres projets en tant que monteur et-ou directeur artistique : 2007 : « Stark contre Stark », (Documentaire 52 min de Vassilli Silovich dans la série « Empruntes ») / Direction artistique et complément de montage. 2006-2007 : « Les nouveaux explorateurs », (Monteur de 3 documentaires de 52 min de la série pour Canal plus avec Bonne pioche). 2006 : « L’île Rouge pas à pas », (documentaire de 52 min de Cécile Clocheret) / Monteur et directeurartistique. 2006 : « Tokyo, le jour ou la guerre s’arrêta » (documentaire 52 min pour ARTE de Serge Viallet) / Direction artistique et complément de montage. 2005 : « Allez l’OM » (5 documentaire de 26 min pour Arte de Vassilli Silovich) / Direction artistique et complément de montage.
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