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Viviane Tahan Etjémésian expose ses créations |
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- Née au Liban et depuis sa plus tendre enfance, Viviane Tahan Etjémésian a grandi dans un univers artistique aux côtés d’une mère artiste qui a su lui transmettre la passion de l’art et de l’esthétique. A l’aube de ses 18 ans, Viviane s’installe à Paris et obtient son diplôme d’architecte d’intérieur de l’école Camondo en 1982.
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Dans le cadre des cours de design de Jean-Michel Wilmotte, elle conçoit et réalise son premier meuble : ce siège baptisé « Sévator » (chaise noire en arménien) est sélectionné par la rédaction de « Maison Française » et exposé sous la grande nef du Grand Palais à Paris. Par la suite elle réalise différents projets d’architecture intérieure : agencement de lofts, de boutiques et d’appartements. Sa véritable passion demeure le tapis : Le décès de son père Agop Tahan, négociant en tapis réputé au Liban marque un tournant dans sa carrière. Fille et petite fille de négociants en tapis, elle se plaît alors à poursuivre la tradition familiale et s’attache à le réinterpréter en le délivrant de son caractère immuable.
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En 1995, elle présente pour la première fois au public ses réalisations dans le cadre du SAD (Salon des Artistes Décorateurs) réunissant quatre cent créateurs français en plein cœur de Beyrouth, au plus près de ses racines. Pour cette première exposition au cœur même de ce cher centre ville, elle tient à rendre hommage à son père Agop Tahan en lui dédiant une de ses créations « Agtahan » Après cette première prise de contact fructueuse, Viviane présente sa collection dans un loft parisien ; Taï Ping la remarque et édite quatre de ses créations .Les commandes s'enchainent, les expositions aussi. Le phénomène du bouche à oreille ainsi qu’un grand nombre de publications dans la presse lui permettent de réaliser multiples créations pour des espaces privés ou collectifs. Pour ces réalisations sur mesure, Viviane adapte les dimensions aux espaces ; rectangulaires, carrés, ronds ou en deux parties, ses tapis créent ainsi l’originalité du lieu. En 1996, lors d’une interview par RMC dans les salons du Royal Monceau elle explique : « Le concept traditionnel du tapis d’Orient avec ses incontournables bordures et médaillon central a suscité en moi un besoin irrésistible, presque vital de le considérer au-delà d’un simple revêtement décoratif. Un besoin d’épurer le dessin s’est fait ressentir en créant des ciselures et des saillies dans la masse laineuse tel un sculpteur travaillant la matière.
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Tout ceci m’a amenée à y intégrer des matériaux et confronter la douceur et la chaleur de la laine à la rigidité du bois et à la froideur du métal » En 2006, N. Vrouyr à Anvers, la plus ancienne firme de Belgique fondée en 1917 et exclusivement spécialisée en tapis d'Orient anciens et tapis design l’invite à créer des modèles en exclusivité.
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Cette nouvelle série de dix sept tapis aux couleurs minérales, taupe, sang de bœuf…révèle un art constructif et un concept original où l’inclusion de matériaux interchangeables tel l’ébène, le galuchat, le métal et la marqueterie de bois précieux répond aux nécessités fonctionnelles d’une pièce ou à une ambiance souhaitée au gré de ses humeurs. .L'architecture s'invite alors dans ses tapis pièces design: « le tapis figé devant le canapé ou masqué par l’ensemble des meubles n’est plus. Il devient désormais une pièce maîtresse et vient souligner une ambiance ou habiller une pièce de sa simple présence. Véritable pièce unique, il trame et rythme l’espace.» Confie Viviane avec passion. Un besoin qui s’amplifie au fur et à mesure de ses collections : faire de ses modèles de véritables bijoux. L’exposition à Anvers en novembre prochain, présentera ses nouvelles créations baptisées: Cendre, Angorain, Asti, Extension, Kalam, Médard, Elika et Sérane. « Sérane » : le graphisme de ce tapis est essentiellement constitué de ciselures dans la masse laineuse de laquelle émergé un caisson en chêne gris. Prenant naissance dans la laine, une marqueterie de bois précieux se prolonge dans le caisson unissant ainsi la laine au bois ; le tapis trouve ici une deuxième fonction puisqu’il fait office de table basse. « Cendre » Ce tapis allie la froideur du métal à la chaleur du bois en regroupant en son centre trois plaques d’ébène et cinq barres de métal. La rigidité de ces deux matériaux se confronte ainsi à la douceur de la laine tout en créant une harmonie entre ces trois éléments pourtant si opposés. La signature est gravée dans ses tapis pièces uniques, entièrement nouées main par un artisan au Népal. Par ailleurs, loin de se contenter de la fonction de revêtement de sol qu’occupe le tapis, c’est à partir de chutes de tapis anciens restaurés et intégrées dans du ciment que Viviane se plaît à réaliser des tableaux baptisés « Rug ».
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