MAGAZINE
  AGENDA     ASSOCIATIONS     ENSEIGNEMENT     ANNONCES     PARTENAIRES     LE SITE  
Livres à la une
Nos terres d’enfance - L’Arménie des souvenirs
Marina Dédéyan - Les Vikings de Novgorod
Hay-pay
Merveilles d'Arménie
Mémé d'Arménie
La mémoire blessée
Par-delà les ténèbres
Du gamin d'Istanbul au ...
Journal de déportation
Le trou
Les recettes de Serpouhie
Le cahier d'Aram
Le cahier à fleurs
1895 - Massacres...
Django Reinhardt
Chaleureuse Arménie
La Reine Anahide
Le Vanetsi
Masai (Corse)
Communiqués
Flash sur l'Arménie
Portraits
Gros Plan
Cds à la une
Livres
Maisons d'Edition
Medias francophones
Vidéos-Diasporamag
Général:
Page d'accueil
Contacts
Passer une annonce
Liens
Mentions légales

Nos terres d’enfance - L’Arménie des souvenirs

Anahide Ter Minassian, Houri Varjabédian

- Nos terres d’enfance - L’Arménie des souvenirs - Anahide Ter Minassian, Houri Varjabédian (sous la direction de) - Editons Parenthèses - Collection diasporales / littérature - en librairie le 23 septembre 2010 - diffusion : Harmonia Mundi
16,5 × 23 cm, 352 p., 2010.
ISBN 978-2-86364-180-4 / 25 €



Le parcours des « terres d’enfance » proposé dans ce livre, de la banlieue new-yorkaise à Téhéran, de Bagdad à Bakou, de Erevan à Istanbul, de Beyrouth à Trébizonde, de Paris à Mouch, gomme volontairement l’espace et le temps. Tous les acteurs de ces voyages involontaires, sous une forme ou une autre, ont écrit sur les paysages ruraux ou urbains de leur enfance, retrouvant dans des quotidiens contrastés la marque de leur appartenance multiple : une identité revisitée dont chaque signe est vécu dans le regard de l’autre.
Les textes rassemblés dans cette anthologie sont pour la plupart autobiographiques : ce sont des autofictions ou des témoignages, des documents « qui recréent la vie » et réinventent une continuité dans les bribes et les itinéraires.
Quel que soit le genre, il s’agit toujours d’un regard sur une enfance réinterprétée, entre souvenirs et rémanences. Si,
comme en Occident, l’écolier a été une figure montante de la littérature, les violences et les ruptures qui ont marqué
l’histoire des Arméniens au xxe siècle ont assigné à l’enfant une fonction charnière dans la transmission d’une langue et
d’une histoire.
43 textes avec notamment des extraits de : Arthur Adamov, Alexandrian, Nina Berberova, Helena Bonner, William Saroyan, Ara Güler, Séda, Martin Melkonian, Sergueï Paradjanov...

Textes rassemblés et commentés par Anahide Ter Minassian et Houri Varjabédian.
Textes de : Arthur Adamov, Avétis Aharonian, Alexandrian, Michael Arlen, Peter Balakian, Kaspar Bedeyan, Krikor Beledian, Nina Berberova, Berdjouhi, Zaven Bibérian, Helena Bonner, Carzou, Chahan Chahnour, Armen Chékoyan,
Eleonore Dabaghian, Zabel Essayan, Anchèn Garodouni, Nubar Gulbenkian, Ara Güler, Arménak Hagopian, Hamasdegh, Simon Kapamadjian, Arménouhie Kévonian, Viken Klag, Violette Krikorian, Lass, Mathéos Mamourian, Meguerditch Margossian, Hrant Matevossian, Martin Melkonian, Hagop Mentsouri, Anastase Mikoyan, Chavarche Nartouni, Armen Ohanian, Sergueï Paradjanov, Nicolas Sarafian, Martiros Sarian, William Saroyan, Séda, Léon Surmélian, Vahan Totovents, Antranik Zaroukian, Hratch Zartarian.
Textes inédits en français, et textes traduits de l’arménien, du russe, du turc et de l’anglais.

« J’ai passé les premières années de ma vie, entouré d’un peuple de servantes : ma gouvernante arménienne, ma “demoiselle” française, ma nourrice Macha, dont un oeil était vert, l’autre bleu, ma soeur enfin que je range parmi les servantes, sans doute parce que ma mère me préférait à elle. »
Arthur Adamov

« Mais, avec un rai de lune, plus d’une fois j’avais la vision furtive d’une femme du voisinage ôtant sa robe derrière un drap blanc formant écran, silhouette noire aux seins brusquement dressés quand elle levait les bras, premier émoi de la sensualité enfantine. » Alexandrian

« C’est en jouant au base-ball, un jour à la mi-mars, où la neige avait fondu sur le trottoir cimenté de Dickerson Road, que j’éprouvai le sentiment nouveau de n’être pas comme les autres. » Peter Balakian

« Debout à côté du bureau qui m’arrivait sous le menton, je touchais avec précaution les revues médicales, les coupures de journaux, les crayons, les plumes, les enveloppes aux timbres étrangers, la glace à main sertie d’argent. Mon grand-père aimait l’avoir à portée de main ainsi qu’un flacon de parfum raffiné dont il aspergeait de temps en temps sa barbe blanche, droite et soyeuse.
Au contact de mes joues, cette barbe me paraissait bien différente de celle, gris vert, bouclée et rigide, de mon grand-père Ivan Dmitrievitch. » Nina Berberova

« Mes grands-pères portaient le fez à la turque. Mes grand-mères se signaient à la
pleine lune. Et je me souviens pour eux. Je me souviens d’existences évanouies qui parfois me visitent. » Martin Melkonian

« Fin novembre 1988. Le téléphone sonne. La sonnerie est longue, c’est l’interurbain. Erevan.
Rien d’étrange. À cette époque, je parlais avec Erevan le matin, le jour, la nuit. À Kirovabad, des femmes et des enfants étaient enfermés dans une église. Sur mon bureau, le télégramme d’un prêtre : un appel au secours. » Elena Bonner

« Quand elle entendait son fils Aram parler des affaires qu’il traitait, elle recueillait ses paroles et les semait autour d’elle, et elle aimait particulièrement le son des syllabes alicante. Elles s’harmonisaient bien avec l’arménien, ou du moins avec sa version de l’arménien, qui était unique et regorgeait de toutes sortes d’inexactitudes et d’inventions. » William Saroyan


72, cours Julien — 13006 Marseille — France
téléphone : [33] 0 495 081 820
télécopie : [33] 0 495 081 824
courriel : info@editionsparentheses.com

Contact presse : Jasmine Badr
editions.parentheses@gmail.com

« C’est en jouant au base-ball, un jour à la mi-mars, où la neige avait fondu sur le trottoir cimenté de Dickerson Road, que j’éprouvai le sentiment nouveau de n’être pas comme les autres. » Peter Balakian

« Debout à côté du bureau qui m’arrivait sous le menton, je touchais avec précaution les revues médicales, les coupures de journaux, les crayons, les plumes, les enveloppes aux timbres étrangers, la glace à main sertie d’argent. Mon grand-père aimait l’avoir à portée de main ainsi qu’un flacon de parfum raffiné dont il aspergeait de temps en temps sa barbe blanche, droite et soyeuse.
Au contact de mes joues, cette barbe me paraissait bien différente de celle, gris vert, bouclée et rigide, de mon grand-père Ivan Dmitrievitch. » Nina Berberova

« Mes grands-pères portaient le fez à la turque. Mes grand-mères se signaient à la
pleine lune. Et je me souviens pour eux. Je me souviens d’existences évanouies qui parfois me visitent. » Martin Melkonian

« Fin novembre 1988. Le téléphone sonne. La sonnerie est longue, c’est l’interurbain. Erevan.
Rien d’étrange. À cette époque, je parlais avec Erevan le matin, le jour, la nuit. À Kirovabad, des femmes et des enfants étaient enfermés dans une église. Sur mon bureau, le télégramme d’un prêtre : un appel au secours. » Elena Bonner

« Quand elle entendait son fils Aram parler des affaires qu’il traitait, elle recueillait ses paroles et les semait autour d’elle, et elle aimait particulièrement le son des syllabes alicante. Elles s’harmonisaient bien avec l’arménien, ou du moins avec sa version de l’arménien, qui était unique et regorgeait de toutes sortes d’inexactitudes et d’inventions. » William Saroyan

72, cours Julien — 13006 Marseille — France
téléphone : [33] 0 495 081 820
télécopie : [33] 0 495 081 824
courriel : info@editionsparentheses.com

Contact presse : Jasmine Badr
editions.parentheses@gmail.com