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Gérald Papazian

Bio

- Directeur artistique et Fondateur du CRDT - Adaptateur et Metteur en scène
Diplômé de la faculté de mise en scène du Conservatoire national d'Erevan (ex-URSS), il est cosmopolite et polyglotte, travaille en Arménie, en Grande-Bretagne, en Égypte et aux États-Unis.
Entre 1976 et 1985, il s’intéresse particulièrement à l’oeuvre de George Bernard Shaw, dont il monte plusieurs pièces.

Gérald Papazian



En 1981, il réalise la traduction et la mise en scène de l’opéra Anoush, d'Armen Tigranian au Michigan Opera Theater, qui reçoit le prix de la critique « Best of M.O.T. Season ».
Avec Nora Armani, il coécrit et interprète Le Chant d’Ararat, spectacle sur la poésie arménienne, créé en 1986 au festival d’Édimbourg qui est joué plus de 600 fois en version anglaise et française à travers le monde. Il obtient le « Drama-Logue Award » (équivalent des Molière en Californie) à deux reprises (1987 et 1988).
En 1997, il fonde le CRDT (Centre de Recherche Dikran Tchouhadjian). Avec le musicologue H. Avakian, il restaure l’opéra Arshak II de Tchouhadjian. Grâce à ce travail, Arshak II a pu être monté pour la première fois en version originale en 2001, au San Francisco Opera.
Depuis 1990, il est installé à Paris où il poursuit sa carrière de metteur en scène et de comédien pour le théâtre, le cinéma et la télévision.
Actuellement, il est l’un des membres fondateurs de la Compagnie Irina Brook avec laquelle il est en tournée dans En attendant le Songe et Somewhere… La Mancha (Sancho Panza) qui ont été joués au Théâtre des Bouffes du Nord et au Festival d’Avignon et aussi à l’étranger. Avec Irina Brook, il a également joué La Bonne âme de Setchouan au Théâtre National de Chaillot, en tournée en France mais aussi en Suisse et en Belgique. Il a aussi fait partie de Giulio Cesare in Egitto, un opéra de Haendel au Théâtre des Champs-Élysées.
Les temps forts de sa carrière : Les Fourberies de Scapin au Château de Grignan et Le Revizor, mise en scène de François Kergoulay, La Bonne âme de Setchouan, mise en scène d’Irina Brook, Peines d’amour perdues, mise en scène de Simon Abkarian, Mesure pour mesure, mise en scène de Habib Naghmouchin, Conte d’Hiver, mise en scène de Guy Freixe. Au cinéma et à la télévision, avec Robert Kechichian, Patrick Dewolf et Jean Mach.

Gérald PAPASIAN, spécialiste de l’oeuvre du compositeur Dikran TCHOUHADJIAN dont il a monté plusieurs
opéras aux Etats-Unis, a souhaité restaurer une oeuvre phare du patrimoine musical arménien en France.
Gariné est un des rares « classiques » commun à la culture arménienne et turque depuis l’origine, où les
deux communautés vivaient en harmonie. Après de longues recherches auprès du Musée d’art et de
littérature d’Erevan et de collectionneurs de par le monde, il a réussi l’exploit de reconstituer avec Vincent
Bonzom une partition très proche de l’original en adaptant le livret pour donner des codes culturels sur la
Constantinople cosmopolite et multi-ethnique de l’époque aux spectateurs. Cet opéra-bouffe sera mis en
scène dans un esprit « tréteaux » avec des touches de scénographie mêlant Occident et Orient. Évocations et
descriptions prendront le pas sur « l'illustratif », pour solliciter l'imaginaire du spectateur.

A propos de Gariné

La version concert (mise en espace) que j’ai eu l’occasion de présenter le 23 juin 2007 à la salle Rossini, m’a convaincu que même un opéra-bouffe dont le genre impose la somptuosité et le faste peut se jouer dans le dépouillement et la simplicité, sans édulcorer quoi que ce soit. L’économie des moyens de mise en scène, compensée par l’importance donnée à l’interprétation des artistes est pour moi une façon de rendre hommage à l’approche de Peter Brook : celle de « l’espace vide ».
L’essentiel pour moi, que ce soit pour un opéra ou une opérette, a toujours été de respecter la musique et de lui faire confiance. Dans le cas de Gariné, Tchouhadjian nous offre une musique haute en couleurs. Sa musique n’est pas très connue en Europe et pourtant, elle est très connotée occidentale. La musique à elle seule suscite toute la magie du genre, il suffit de la suivre, et
le spectacle est là ! J’ai suivi la musique pour bâtir mon livret, et de cette simple « contrainte » est né le livret d’aujourd’hui.
Cette économie dans les moyens de mise en scène coïncide avec l’histoire que nous défendons : Gariné raconte la vie d’une petite troupe de jeunes comédiens qui rêvent de créer leur Théâtre (du théâtre dans le théâtre !). Je souhaite créer pour cela une mise en scène de tréteaux où les artistes improviseraient les costumes et les décors avec deux bouts de ficelle. Un tulle bleu secoué par les choristes dessinerait la mer, un banc deviendrait une barque où l’on chante la barcarolle, le même banc devenant à l’occasion un balcon fleuri. Pour arriver à cette simplicité, cette légèreté, j’ai souhaité enrichir un des personnages en lui donnant le rôle du narrateur qui remplit « l’espace vide » : il décrit peu à peu les décors, annonce la nuit, le balcon, et suscite la somptuosité de l’oeuvre dans l’imaginaire des spectateurs.
Je compte surtout sur la gamme des couleurs, des costumes, et sur les lumières. La scénographie sera conçue par des artistes associés à Irina Brook dont je partage la vision esthétique avec une belle complicité.
Enfin, il est essentiel de bien différencier les deux mondes, occidental et oriental de Constantinople : l’aspect « fin XIXe siècle à l’européenne » avec hauts de forme et ombrelles, et les « turqueries » à la Mamamouchi dans une ambiance de sérail délirant et hilarant.
Gérald PAPASIAN

Gérald Papazian


A propos de l'oeuvre de Dikran Tchouhadjian

POINTS FORTS MUSICAUX ET INTERET DE L'OEUVRE DE TCHOUHADJIAN par Vincent Bonzom, orchestrateur
Une musique brillante, riche et contrastée :
On a pu constater que Dikran Tchouhadjian possède une imagination thématique très prolifique, ainsi que l’art de savoir allier gaieté et mélancolie. Il est capable de créer jusqu’à quatre mélodies différentes dans un même mouvement, et de les agencer ingénieusement pour susciter toute la richesse escomptée. Il est aussi capable de faire un traitement thématique pour exploiter ses idées mélodiques jusqu’au bout. En alliant toutes les techniques d’écriture, il fait un vrai travail de développement, ce qui le rapproche d’un Brahms ou d’un Beethoven.
Une musique généreuse et accessible à tous :
La simplicité de ses mélodies fait qu’elles sont aisément mémorisables. Chacune d’entre elles nous entraîne dans un
univers différent.
Elles allient brio, simplicité et beauté. Elles utilisent des intervalles relativement petits, des envolées lyriques importantes et gardent partout une connotation orientale très subtile, ce qui leur assure une grande efficacité.
L’importance musicale et dramaturgique du choeur :
Le choeur occupe une place très importante dans cet opérabouffe et intervient souvent. Cela enrichit l’action, contribue à planter la couleur locale et populaire de l’intrigue, cela étoffe aussi considérablement le corps de l’oeuvre musicale.
Un magma d’influences occidentales et orientales, un métissage savoureux :
La musique de Dikran Tchouhadjian n’est pas très connue en France ni en Europe. C’est surprenant, car toute arménienne qu’elle soit, elle est extrêmement tournée vers l’occident.
Ayant fait ses études en Europe, comme de nombreux Arméniens de la communauté de Constantinople au XIXe siècle, D. Tchouhadjian subit de multiples influences. On retrouve chez lui Verdi, Meyerbeer, Beethoven, Offenbach, et même Rossini. Par exemple, pour chaque acte, Tchouhadjian crée un petit prélude instrumental, qui développe les thèmes principaux de l’acte, dans le style « ouverture pot-pourri » tel que Rossini pouvait le faire ! Et nous en passons !
Mais si l’écriture reste très occidentale, l’orient est partout… Il n’oublie jamais de colorer sa partition de quelques intervalles, quelques rythmes syncopés ; dans le traitement orchestral, de nombreuses combinaisons instrumentales rappellent l’orient et son inspiration.

Le CRDT

LE CENTRE DE RECHERCHE DIKRAN TCHOUHADJIAN, dirigé par Gérald Papasian, fait revivre des trésors oubliés, puisés dans l’héritage culturel arménien (1850 – 1915).
Il s’agit de rendre cette culture accessible à tous, tant par la recherche (restauration, publication, traduction) que par la création et la production. Notre démarche s’inscrit dans le prolongement et la tradition de l’action d’Archag Tchobanian, grand traducteur de la littérature arménienne, dans le mouvement d’intellectuels et d’artistes, convaincus de l’importance du spectacle vivant pour atteindre le public français épris de culture, initié au théâtre et à l’ Opéra.
Le Centre a déjà eu l’occasion de faire connaître des oeuvres du patrimoine arménien du XIXe siècle en France et à l’étranger, notamment :
· Taparnigos, dentiste pour dames, comédie de Hagop Baronian (XIXe siècle), traduit et joué pour la première fois en Français au Théâtre Firmin Gémier à Anthony et au Théâtre Déjazet à Paris, dans une mise en scène de Gérald Papasian.
A l’occasion de l’Année de l’Arménie en France : · soirée des auteurs satiriques (XIXe siècle) pour la première fois en Français par des acteurs français, mise en scène de Gérald Papasian.
· Le Chant d’Ararat (reprise) au Théâtre National de Marseille et à l’église arménienne catholique de Paris.
Ce spectacle était basé sur la poésie arménienne des temps païens jusqu’à aujourd’hui.
· Conférence sur Aivazovsky au Musée de la Marine : Aivazovsky et le Théâtre arménien par GéraldPapasian.
· Gariné sous forme d’un concert organisé à la mairie du IXe arrondissement de Paris.
Aux États-Unis, et grâce au travail colossal de restauration mené par le CRDT, Arshak II, un opéra de Dikran Tchouhadjian a été donné pour la première fois depuis sa création il y a 133 ans au prestigieux San Francisco Opera (2001). Enfin, à Los Angeles, au Théâtre La Luna, Gérald Papasian a mis en scène une soirée de théâtre et
d’opérette arméniens du XIXe siècle, en Anglais par des comédiens américains.

La remise à jour d’un patrimoine méconnu grâce au Centre de Recherche Dikran Tchouhadjian (CRDT) :
Sous la direction de Gérald Papasian – homme de spectacle, diasporien et globe-trotter de la culture arménienne – et sous la présidence de Claude Mutafian (historien), le CRDT draine dans son sillage des personnalités aussi différentes que le musicologue Haïg Avakian, le cinéaste Atom Egoyan ou le docteur Henrik Bakhtchinian, directeur du Musée de Littérature et d’Art d'Erevan.
Son objectif est de faire connaître toute la richesse de la littérature et de l’opéra arméniens, en s’attachant en priorité aux oeuvres produites au cours de la seconde moitié du XIXe siècle sous l’Empire Ottoman, 1850-1915, période majeure durant laquelle l’influence des intellectuels et musiciens arméniens était à son apogée.Tchouhadjian est sans doute l’un des plus importants.
Les valeurs fondatrices du projet :
Sur le ton de l’humour, de la farce et de la comédie, à travers un juste équilibre entre la musique et le texte, le livret de Gérald Papasian offre tous les éléments dramaturgiques d’une pièce de théâtre aux multiples thématiques comme la tolérance, et plus précisément la cohabitation sociale (ici entre milieux ruraux et citadins), le respect entre toutes formes de cultures (ici entre les milieux érudits de Constantinople et ses milieux plus populaires).
Gérald Papasian met aussi l’accent sur la place du Théâtre et des Arts dans toute société en proie au sectarisme ou au changement, sur la nécessité, enfin, de la fraternité entre les êtres.
Gariné, symbole de paix et d’échanges cosmopolites :
Gariné, initialement intitulée Léblébidji Hor Hor Agha est l’aboutissement d’un long voyage. Elle est le produit de nombreuses couches de sédiments et de modifications liées aux différentes conjonctures cultuelles et politiques des pays que l’oeuvre a traversés.
Enfin la partition à elle seule, et dans son écriture d’origine, propose un brassage savoureux entre orientalisme et musique savante occidentale.
Malgré la tragédie de 1915, l’oeuvre continuera à connaître, chez les Turcs et les Arméniens, un engouement collectif. Elle fait aujourd’hui partie d’un patrimoine commun.
Gariné est au croisement d’un voyage au sein du monde oriental et du monde occidental. Sans aucun doute, Gariné est un symbole de partage entre Arménie et Turquie, Occident et Orient, un exemple d'interculturalité.

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